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Inscrit le: 15 Avr 2007 Messages: 270 Localisation: Neuilly Sur Seine
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Posté le: Mer Aoû 08, 2007 6:45 pm Sujet du message: Les normes GPS nécessaires. |
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Les normes nécessaires sur la spécification géométrique du produit (GPS)
L’évolution des normes internationales depuis les années 70 conduit à s’interroger sur leurs cohérences. Un premier constat dans les années 80 montre les lacunes et les contradictions entre les normes relatives au tolérancement et à la métrologie. Les principales raisons proviennent des différentes instances en charges de ses questions. Ces trois instances sont l’ajustement et la métrologie (Allemagne ISO/TC3, TC pour comité technique), la cotation et le tolérancement (USA – ISOTC 10) et les états de surface (Russie – ISO/TC 57). Dans chaque instance, les normes sont développées de façon ad hoc en fonction du besoin sans prendre en compte les aspects transversaux.
La norme ISO 8015 est un exemple significatif suivant le TC auquel on se réfère.
En 1996, une instance est créée, l’ISO/TC 213 ; elle est chargée des « spécifications dimensionnelle et géométrique des produits ». Cette instance travail à partir d’un outil de programmation et d’analyse mis au point sous forme de matrice : la matrice GPS. Celle-ci a pour but de visualiser les normes existantes, pour chaque caractéristique dimensionnelle, macro géométrique et micro géométrique, allant du langage graphique à l’exigence de l’appareillage de mesure, en passant par des définitions univoques et des procédures de mesure. Cette matrice permet de faire l’état de l’art des normes au fil du temps, d’éviter les redondances et les manques.
Cette évolution majeure a pour conséquence de remettre le tolérancement au goût du jour dans l’enseignement créant un schisme dans l’esprit des formateurs sous la forme de l’expression suivante : « je sais coté ISO, mais pas GPS ». Néanmoins, l’accent est donné et le plan national de formation, initié par l’inspecteur général de STI Michel AUBLIN, avec pour intervenant messieurs Luc MATHIEU et Alex BALLU, permet de transmettre les concepts auprès des formateurs relais de chaque Académie.
Ainsi quel que soit le niveau, brevet d’études professionnelles, baccalauréat, brevet de technicien supérieur, CAPLP2 et agrégation, les questions dans ce domaine sont de plus en plus fréquentes. Mais en regardant les sujets de plus près, les 5 derniers du CAPLP2 de génie mécanique option productique par exemple, on constate que les questions et plus encore les réponses s’appuient sur des principes, des règles, des définitions qui, pour la plupart, ont plus d’un quart de siècle, ou pire en cohérence avec des définitions idoines propres aux auteurs des sujets et dangereusement éloignées, voire en désaccord avec les normes actuelles du domaine.
Je vous invite alors à lire les rapports de jurys sur ce sujet où les remarques sur les réponses des candidats sont d’autant plus acerbes que la réponse formulée par l’auteur du sujet s’éloigne des normes postérieures à 1996.
La structuration des sujets dans ce domaine se scinde en deux parties, des questions sur la signification d’une spécification géométrique et les suivantes sur la description des procédures de métrologie de la spécification étudiée. Le décodage d’une spécification géométrique du produit n’est pas simple et le candidat bien formé doit pouvoir répondre, mais qu’en est-il de la mise en œuvre de la procédure de métrologie ?
Souvent, infaisable avec les moyens fournis, le candidat devra être un virtuose de la conception en métrologie pour argumenter et fournir les hypothèses nécessaires pour conclure sur cette question. Inversement, un candidat peu formé aux normes postérieures à 1996 répond correctement au décodage (du point de vue de l'auteur du sujet) et ne trouve aucune difficulté à mettre en œuvre une procédure de métrologie générant ici un paradoxe fort déplaisant aux regards des enjeux d’un concours ou d’un examen.
Mais, est-il nécessaire de former le candidat au langage de spécification géométrique du produit ?
La question ne se pose pas en ces termes car le besoin industriel est réel pour mettre en oeuvre un langage de spécification univoque et robuste. Les enjeux sur le coût, la qualité et les délais sont majeurs, et le langage normatif est un des axes de progrès dans ce domaine.
L'analyse du document de la société AMETRA (Lien cliqué 128 fois) est fort intéressant sur ce sujet, 84% des petites et moyennes entreprises appliquent la "cotation ISO".
Depuis le plan national de formation, le constat est sans équivoque lorsqu’une norme de base, l’ISO 8015 de 1985, n’est toujours pas appliquée.
Quelles sont les solutions permettant d’améliorer le système de communication et éviter de tels écueils ?
Le seul « juge de paix » est le texte normatif, le dernier, car vous pouvez posséder une norme, l’ISO 1101 de 1983, et utiliser des termes ou des définitions obsolètes dans la révision de janvier 2006, soit l’ISO 1101 de 2006. Bien sûr, il existe des ouvrages et des articles pédagogiques qui traitent du sujet, mais ils sont souvent teintés par la subjectivité de l’auteur, même si au demeurant, celui-ci est plein de bonnes intentions.
Le coût des normes est souvent l’objet de critiques suffisantes pour ne pas effectuer cette acquisition mais au regard du coût de non-formation, il reste dérisoire.
Pour suivre l'évolution dans ce domaine et vous aider dans cette recherche, vous trouverez à la page de ce lien, les normes minimalistes à posséder. (Lien cliqué 210 fois)
Le forum est là aussi, pour vous permettre de trouver des réponses et de poser vos questions.
Bon forum. |
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